Historique

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Les fondateurs
L'origine des arts martiaux coréens est ancienne et semble remonter à l'époque des 3 royaumes (Koguryo, Paekje et Sylla). Des moines de Corée se seraient rendus au Japon où ils seraient rentrés en contact avec des pratiquants d'arts guerriers. Les méthodes de combat se sont mutuellement influencées et enrichies.
L'art des luxations et des clés a été transmis à la famille du Clan Minamoto. Au cours des siècles, les techniques se sont perfectionnées (A l'époque féodale, Yoshimitsu Minamoto aurait étudié des cadavres morts aux champs de bataille pour améliorer ses contrôles articulaires).
Ces techniques de combat alors appelées Daito Ryu Aikijutsu ont transité de générations en générations jusqu'à parvenir à la famille Takeda. Les techniques de luxations sont revenues en Corée par l'intermédiaire de Choi Yong Sul.
Choi Yong Sul, né en 1904 en Corée, se retrouve orphelin très tôt. Le jeune Choi est amené au Japon adopté par un commerçant japonais. Agé d'une dizaine d'années il est accepté comme élève par Sokaku Takeda (1860-1943) en Daito Ryu AikiJutsu. Maître Takeda est considéré comme un des derniers Samourais, dont la vie est remplie d'aventures et de défis qui lui ont valu une place unique dans l'histoire des arts martiaux. Maître Takeda a un autre élève prestigieux Morehi Ueshiba (Fondateur de l'Aikido). Choi va passer une trentaine d'années avec son maître qui va lui transmettre principalement des techniques de contrôles des articulations. Un art particulièrement efficace, dur et dont le but ultime est de neutraliser l'adversaire.
En 1945, Choi Yong Sul retourne en Corée dans la ville de Taegu où la rencontre avec Suh Bok Sup, l'engage dans la voie de l'enseignement.
Le style de Choi est alors baptisé d'un nom coréen (pour essayer d'occulter tout ce qui rappelle l'occupation japonaise) " Hapki Yu Kwon Sool ". Dans les années 50, Choi ouvre son premier Dojang, ses premiers élèves sont les grands noms Hapkido des décennies suivantes (In Hyuk Suh fondateur du Kuk Sool Won, Ji Han Jae, un des élèves de Choi qui a eu une influence considérable pour le Hapkido ….)
Ji Han Jae, né en 1936, est probablement le plus connu des élèves de Choi Yong Sul. Même si Ji Han Jae a travaillé avec d'autres maîtres.
C'est à lui que l'on doit le nom de " Hapkido " (Avant, Choi avait donné d'autres noms pour qualifier son enseignement : Hapki Yu-Kwon- Sool, Ho Shin Sool, Yu-Sool…). Il reprend à Morehi Ueshiba le nom " d'Aikido " en le transcrivant en caractère coréen " Voie de l'union du Ki ". Le vocable " Do " ajoute une dimension spirituelle à la pratique de l'art martial remplaçant le terme de " Sool " signifiant techniques résumant l'art à l'aspect uniquement guerrier.
Ji Han Jae réclame d'être le fondateur du Hapkido. En effet, non seulement il a trouvé l'appellation " Hapkido " mais il a ajouté à l'enseignement de Choi ses propres recherches en matières de techniques de combats et de méditation. Il y a beaucoup de débats et de controverses pour savoir qui de Choi Yong Sul ou de Ji Han Jae a réellement fondé le
Hapkido.
Ji Han Jae ouvre son premier Dojang en Corée vers la fin des années 50 avant de s'envoler pour les Etats-Unis pour faire des démonstrations et pour mettre en place un programme d'entraînement pour le FBI et la CIA. Il fut instructeur pendant 20 ans des gardes du corps du Président Park Chung Hee.
Ji Han Jae a choisi comme symbole pour son style un aigle attrapant dans ses serres une flèche. Il symbolise l'habileté et la dextérité du pratiquant à neutraliser l'attaque de
l'adversaire et à la maîtriser...